RLF (Revue Laitière Française) 18 mars 2015 à 08h00 | Par A-M. Paulais

Euronext lance trois contrats produits laitiers

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En 1992 la nouvelle Politique agricole commune supprime les soutiens aux prix des oléagineux. En novembre 1994, Euronext lance son premier contrat à terme sur la graine de colza. Celui-ci vient de fêter ses vingt ans.

Le schéma pourrait être le même pour les trois contrats produits laitiers (poudre de lait écrémé, poudre de lactosérum et beurre) que l’opérateur boursier européen s’apprête à lancer au mois d’avril. « Ils pourraient même être complétés par un contrat fromages, s’il y a de la demande », comme l’a souligné Nicholas Kennedy, directeur du développement d’Euronext. L’objectif est pour les industriels, les acheteurs et les vendeurs de se couvrir contre les risques de volatilité des prix liée à la disparition des quotas laitiers. Les critères de qualité sont ceux de l’Union européenne et les volumes des lots prévus inférieurs à 24 tonnes. S’ils sont suffisamment nombreux et portent sur des volumes suffisamment importants, ces contrats constitueront également une référence européenne du prix du lait. Avec toutes les incidences que l’on peut imaginer.

C’est pourquoi, d’ici là, il faudra mettre en oeuvre « un processus pédagogique », note Olivier Raevel en s’inspirant des contrats matières végétales dont l’utilisation commerciale a nécessité un apprentissage. Pour le directeur matières premières d’Euronext, « la montée en puissance sera progressive surtout au cours des deux premières années ».

 

DES CONTRATS LIVRABLES

Comme pour les contrats matières premières végétales, ces contrats produits laitiers seront livrables, c’est-à-dire que la marchandise pourra être physiquement livrée, signe que le contrat s’appuie bien sur une réalité physique. C’est un gage de transparence même si de fait moins de 20 % des volumes échangés dans les contrats existants sont réellement livrés. Les contrats seront cotés à Amsterdam et les points de livraison prévus à Anvers, Rotterdam et Hambourg.

Fruits du travail d’un groupe pan-européen, ces contrats seront aussi les premiers à traiter de produits issus d’une première transformation. Euronext se refuse pour l’instant à afficher des objectifs chiffrés de progression.

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