RLF (Revue Laitière Française) 14 avril 2016 à 08h00 | Par R.Lemoine

Groupe Bel - Une croissance forte à l'international

Bel poursuit son plan de développement qui vise à doubler de taille d'ici 2025.

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Antoine Fiévet,
PDG du groupe Bel.
Antoine Fiévet, PDG du groupe Bel. - © R. Lemoine

L'année 2015 a été une année record pour l'ensemble de nos critères, avec une croissance du chiffre d'affaires de 5,9 % par rapport à 2014, portée par l'international », a souligné Antoine Fiévet, PDG de Bel, en ouverture de la conférence de presse annuelle du groupe. 80 % de l'augmentation du résultat opérationnel (272 millions d'euros / +36,7 % par rapport à 2014) est réalisé hors Europe. Entre 2013 et 2015, la croissance est de 24 % en Afrique, de 27 % aux Proche et Moyen Orient et de 29 % en Amérique. L'Europe affiche une croissance de 3,3 % sur cette même période. Côté perspectives, tout est en place pour atteindre l'objectif que le groupe s'est fixé en 2014 : doubler de taille d'ici 2025. « Nous fonctionnons en capitaux propres, d'où une flexibilité idéale pour investir. Notre dette nette est à zéro. Celle contractée pour l'achat de Boursin a été épongée en sept ans », se réjouit le dirigeant. Si aucune acquisition n'a été annoncée, des initiatives de développement ont été présentées, comme « l'usine de poche » lancée à Abidjan en Côte-d'Ivoire. Constituée de quatorze containers, celle-ci produit depuis décembre 2015, 100 000 portions de Vache qui rit par jour (10 millions par an), ce qui correspond à la demande locale dans un premier temps et permet d'éviter de payer des taux de douanes importants pour l'importation de produits finis. Un modèle qui a vocation à se multiplier. Antoine Fiévet ambitionne par ailleurs de faire passer le nombre de « vendeurs de rue » de La vache qui rit à 80 000 d'ici 2025 dans une trentaine de villes. Ils sont aujourd'hui 4 600, dont 2 000 au Vietnam et 1 200 à Kinshasa. « Un projet qui intéresse la banque mondiale », selon lui. Bel envisage également de doubler la capacité de l'usine de Babybel aux États-Unis, à Brookings, d'ici 2017. « Nous voulons installer une usine de Babybel sur chaque continent. » Le groupe veut aussi accroÎtre ses activités en Chine. Enfin, Bel a consacré 40 % de son budget d'investissement en 2015 à ses usines françaises. « La France, c'est le berceau de l'innovation. Je ferai tout pour maintenir l'emploi et l'expertise en France. » 19 % du chiffre d'affaires du groupe sont réalisés dans l'Hexagone. 54 % des produits fabriqués sont exportés. « Nous nous sommes engagés à payer le prix du lait 291 euros pour 1000 litres le premier semestre 2016. » Bel collecte 500 millions de litres de lait auprès de 1 000 producteurs.

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