RLF (Revue Laitière Française) 26 octobre 2012 à 09h39 | Par B. Griffoul

LAIT DE MONTAGNE - Monlait, la nouvelle marque des producteurs de lait de montagne

Le lait des producteurs de montagne s’appellera Monlait et devrait bientôt apparaître dans certains rayons de grandes surfaces sous forme de packs de lait et d’une tomme.

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- © CNIEL

Lors du Sommet de l’élevage, l’association des producteurs de lait de montagne (APLM) a dévoilé le nom de la marque - Monlait - et le visuel qui identifieront les produits laitiers de montagne. L’occasion également de faire le point sur la campagne d’adhésion. Les chiffres donnent désormais du poids à la démarche : début octobre, 915 producteurs du Massif central (530 exploitations) - près du quart de l’ensemble des éleveurs - avaient payé leur cotisation à l’association (15 euros par dix mille litres). Plus de 70 % d’entre eux sont concentrés sur deux départements qui ne peuvent prétendre (ou sur des volumes limités) aux AOP auvergnates : l’Aveyron et la Haute-Loire.

Ils représentent un potentiel de 155 millions de litres de lait. C’est déjà plus que le lait actuellement commercialisé sous la dénomination montagne. La création de la marque a été confiée à l’agence ORC, spécialisée dans la communication corporate. Dans l’univers très concurrentiel du lait de consommation, Monlait affichera sa différence en se situant sur les registres de l’authenticité - le lait de montagne - et de l’acte d’achat responsable - le lait des producteurs. Elle incitera les consommateurs à choisir « le lait des producteurs de nos montagnes » (base-line) et les interpellera: « Enfin un produit qui a quelque chose à dire ».

Le choix également d’un univers graphique très épuré, avec une vache stylisée sur fond blanc, très éloigné de l’habituelle surenchère de couleurs du segment du lait de consommation. Bref, il s’agira de « raconter au consommateur l’aventure » de ces producteurs de montagne qui ont décidé de commercialiser eux-mêmes leur lait.


LES PREMIERS PRODUITS EN RAYONS DÉBUT 2013

Les premiers produits Monlaitdevraient apparaître dans les rayons des magasins en début d’année prochaine. Deux entreprises sont engagées pour l’instant dans la démarche, Terra Lacta sur du lait de consommation et Sodiaal sur une tomme de montagne. L’APLM, propriétaire de la marque, établira un contrat de licence avec les entreprises via une société commerciale (SAS). Formée par l’APLM (à 80 %) et les entreprises, celle-ci percevra des redevances. Une partie sera utilisée pour assurer la promotion de la marque et l’autre pour un retour de valeur ajoutée aux producteurs.

Des contacts très positifs ont été pris avec certains distributeurs, par l’entregent des entreprises, notamment avec Carrefour. Une opération commerciale sera lancée dans un premier temps dans le Massif central avec l’opérateur historique du lait de consommation montagne. Reste cependant à « discuter de la plus-value », le nerf de la démarche.

REGLEMENTATION

Substances aromatisantes : Une liste communautaire vient d’être adoptée

LES ARÔMES ALIMENTAIRES sont dorénavant régis par le règlement (CE) n° 1334/2008 relatif aux arômes
et à certains ingrédients alimentaires possédant des propriétés aromatisantes. Ce règlement comporte une annexe I intitulée: « Liste communautaire des arômes et matériaux de base dont l’utilisation dans et sur les denrées alimentaires est autorisée », qui n’était jusqu’à présent pas renseignée. C’est dorénavant chose faite avec la publication du règlement (CE) n° 872/2012 du 1er octobre 2012 qui complète l’annexe I en y introduisant, dans une partie A, l’ensemble des substances aromatisantes autorisées d’emploi dans les denrées alimentaires.

Cette liste distingue : - les substances aromatisantes déjà évaluées (plus de 2000) ; - les substances aromatisantes en cours d’évaluation (400 environ).

Dans l’attente de la finalisation de leur évaluation, ces substances peuvent bien évidemment continuer à être mises sur le marché et utilisées dans les denrées alimentaires. À noter par ailleurs que : - des restrictions d’emploi sont prévues pour quelques substances aromatisantes; - des États membres ont la possibilité d’appliquer des dispositions nationales restrictives pour les denrées destinées aux nourrissons et enfants en bas âge dans l’attente d’une harmonisation européenne; - l’annexe I prévoit, outre une partie A (substances aromatisantes), une partie B (préparations aromatisantes), une partie C (arômes obtenus par traitement thermique), une partie D (précurseurs d’arôme), une partie E (autres arômes) et une partie F (matériaux de base).

Pour le moment, aucune substance n’est inscrite dans ces parties. Le règlement (CE) n° 872/2012 s’appliquera à compter du 22 avril 2013. Des mesures sont cependant prises pour assurer une transition progressive. Elles font l’objet du règlement (CE) n° 873/2012. Ainsi, conformément au règlement (CE) n° 1334/2008, les substances aromatisantes qui ne sont pas inscrites dans la liste pourront être mises sur le marché et utilisées pendant 18 mois à compter de la date d’application de la liste européenne, soit jusqu’au 22 octobre 2014. De plus, les denrées mises sur le marché ou étiquetées avant cette date pourront être commercialisées jusqu’à leur DLC ou DLUO.

 

États-Unis : La loi de modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) impose un réenregistrement des établissements au titre du bioterrorisme tous les deux ans. Tous les établissements déjà enregistrés auprès de la FDA doivent donc obligatoirement se réenregistrer à partir du 1er octobre 2012 (le démarrage de cette procédure vient cependant d’être repoussé de quelques jours pour des problèmes techniques). La période de réenregistrement se termine le 31 décembre 2012. La FSMA impose également que l’établissement enregistré signe un consentement autorisant la FDA à inspecter l’établissement étranger. La FSMA confère à la FDA l’autorité de radier tout établissement qui ne renouvellerait pas son enregistrement ou bien qui refuserait de signer le consentement autorisant une inspection sur place par la FDA.

Chaque établissement enregistré doit désigner un agent auprès de la FDA pour communiquer avec la FDA, notamment dans le cas d’une inspection. Les responsabilités de l’agent sont grandement étendues. Le formulaire électronique d’enregistrement devrait couvrir des renseignements plus détaillés sur les productions et les risques sanitaires liés au processus de fabrication.

NELLY DELFAUT

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