RLF (Revue Laitière Française) 08 juillet 2015 à 08h00 | Par BERNARD GRIFFOUL

Le savoir-faire international des groupes français

La France compte un grand nombre de groupes laitiers puissants, qui, pour la plupart, se sont fortement internationalisés et adoptent des stratégies ciblées.

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- © R.d

« Avec Lactalis, Danone, Sodiaal, Savencia et Bel, la France compte cinq groupes générant un chiffre d’affaires supérieur à 3 milliards USD dans le domaine des produits laitiers, ce que seuls les États-Unis parviennent à égaler. D’autre part, la croissance des leaders privés français s’est largement opérée au cours des dernières années via une internationalisation grandissante de leur activité industrielle, qui amène certains d’entre eux, notamment Lactalis, Danone et Bel, à transformer davantage de lait à l’étranger qu’en France. Cette inter- nationalisation de l’activité industrielle est une caractéristique partagée par un nombre très restreint de leaders laitiers dans le monde (Nestlé, Saputo, Müller et Arla) », développe Benoît Rouyer. Les groupes français ont ainsi acquis un savoir-faire sur la façon d’aborder les marchés à l’exportation. Ils peuvent combiner une transformation locale et de l’importation de produits français. Ainsi, Lactalis, qui est un des grands transformateurs aux États-Unis est aussi un des premiers exportateurs de fromages vers ce pays.

DES STRATÉGIES CIBLÉES Ces groupes ont adopté des stratégies ciblées de conquête des marchés avec des produits sur lesquels ils sont peu concurrencés parce qu’ils ont « le savoir-faire, les réseaux, la technologie… et une faculté à adapter leurs produits à la demande », explique pour sa part Vincent Chatellier, de l’Inra. Ainsi du groupe Bel, qui mise beaucoup sur l’Afrique parce que ses produits sont très adaptés aux conditions de distribution et à la demande de la classe moyenne qui est en train de se constituer. « Ces groupes ont une position dominante sur les marchés internationaux dans leurs secteurs. Ils vont profiter de cette situation de force pour être les premiers à convaincre de nouveaux clients que les produits qu’ils fabriquent sont les meilleurs », ajoute-t-il. En quelque sorte, les Samsung et Apple des produits laitiers, dont on convoite les blockbusters, n’hésite-t-il pas à comparer. Même sur des produits transnationaux, comme la mozzarella à pizza, les entreprises françaises, à l’image d’Eurial, ont tendance à se positionner sur une offre plus qualitative, à partir d’outils de taille plus petite, mais plus flexibles que ceux de leur grands concurrents européens. « La recherche d’une certaine différenciation est partagée par la plupart des opérateurs, qu’ils soient privés ou coopératifs », estime Benoît Rouyer

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