RLF (Revue Laitière Française) 23 novembre 2016 à 08h00 | Par R.Lemoine

Thierry Roquefeuil, nouveau président du Cniel

Le 26 octobre 2016, l’assemblée générale du Cniel a désigné comme président Thierry Roquefeuil, actuel président de la FNPL et président du collège producteur au sein de l’interprofession. Il succède à Olivier Picot, président de la Fnil.

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T. Roquefeuil
T. Roquefeuil - © FNPL

Vous aviez démissionné en juin 2015 de la présidence du Cniel. Qu’est-ce qui motive votre retour ?

Thierry Roquefeuil - Depuis juin 2015, les trois collèges qui constituent le Cniel se sont penchés sur une nouvelle feuille de route pour la stratégie de l’interprofession. Il s’agissait de préparer le cadre du renouvellement de la CVO (cotisation volontaire obligatoire) pour la période 2017-2020, qui a été signée lors de cette assemblée générale. Cette stratégie se résume dans un Cniel rénové, plus proche et plus fédérateur. L’économie laitière l’est en tant qu’outil pour répondre aux questionnements des entreprises et des producteurs sur les marchés en France et à l’international, pour préparer la nouvelle PAC, pour donner du poids à la voix de la filière auprès des instances publiques françaises et européennes… Nous avons besoin d’expertise et l’interprofession doit être ce canal d’information à la disposition de tous dans la plus grande transparence, pour ne pas faire du Cniel un cabinet privé. Les PME demandent au Cniel de l’aide pour travailler sur les contrats avec leurs producteurs. La distribution souhaite mieux comprendre les chiffres de la filière. Nous avons ainsi décidé de créer un « comité du commerce et de la distribution », afin de renforcer le lien avec les acteurs de la mise en marché des produits et d’être au plus près des clients et des attentes des consommateurs.

Les consommateurs posent en effet de nombreuses questions sur l’élevage et les produits laitiers. Comment comptez-vous y répondre ?

T. - R. - Un des cinq points stratégiques de ma feuille de route concerne la valorisation des nombreux atouts de la filière laitière française. Nous voulons communiquer sur la légitimité de la filière comme actrice du développement durable, montrer les nombreuses démarches de progrès mises en place par l’interprofession. Les sujets environnement, bien-être animal, RSE en somme, sont importants aux yeux des trois collèges. Nous avons besoin de construire la démarche afin d’accorder à chaque maillon le bénéfice de l’action. La crise a souligné la nécessité de remettre de la valeur au niveau des exploitations, dont le nombre ne cesse de se réduire.

Qu’attendez-vous des travaux du Cniel ?

T. - R. - Les producteurs de lait ont perdu 30 % de leur chiffre d’affaires en deux ans. Nous avons la chance d’avoir une interprofession solide financièrement et on souhaite en tirer le meilleur profit. Le Cniel doit avoir un temps d’avance dans tous les domaines d’expertise qui sont les siens. Je voudrais placer la prospective au centre de tous ses travaux avec une obligation de résultats, afin de rendre notre filière encore plus dynamique et plus performante.

EN SAVOIR PLUS

Deux vice-présidents ont été désignés pour le Cniel : Dominique Chargé, président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), et Olivier Picot, président de la Fédération nationale des industries laitières (Fnil).

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