RLF (Revue Laitière Française) 06 mars 2018 à 16h00 | Par R.Lemoine

Produits frais : Les matières premières ont fortement poussé les coûts à la hausse

Fruits, œufs, vanille et crème, emballages, logistique... En 2017, l’impact des matières premières sur les coûts de produits frais a été important. 2018 semble suivre la tendance.

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- © Cniel

L’année 2017 a été une année d’augmentation majeure des cours de certaines matières premières, autres que le lait liquide, pour les produits laitiers frais. La vanille a vu son prix multiplié par huit en quatre ans. Cette augmentation liée à une baisse de la production structurelle à Madagascar (80 % de la production mondiale de vanille) va se poursuivre en 2018 et probablement sur plusieurs années, selon le SNPE. Le prix des œufs en hausse de 150 % depuis fin juillet, du fait de la crise du fipronil en 2017 qui a affecté les élevages du Nord de l’Europe, a conduit à plébisciter l’œuf français. Les fruits aussi ont vu leurs prix caracoler : +80 % pour la cerise ou la myrtille, +30 % pour la fraise au printemps-été 2017.

Des hausses ont été relevées par ailleurs pour les emballages carton : indice des prix +12 à +13 % en 2017 par rapport à 2016 (PAP’ARGUS), et les plastiques : +13 % pour le polystyrène, +10 % pour le polypropylène (Elipso) en 2017 par rapport à 2016.

Il faut aussi noter que les frais de logistique ont également augmenté, en particulier du fait de la pénurie de conducteurs routiers. « La durée de vie courte des produits laitiers frais, le maintien de la chaîne du froid et une fréquence de livraison importante rendent le secteur des produits laitiers frais plus vulnérable dans ce domaine que d’autres secteurs de l’agroalimentaire », déplore Syndifrais, qui demande que ces augmentations soient considérées par la distribution.

Syndifrais évoque également la crème, ingrédient laitier très utilisé dans les desserts et les fromages frais. La crème a en effet connu, comme le beurre, une envolée des prix en 2017. Si on prend la réfé- rence du beurre cube 82 % de MG (source : Atla), il y a eu des écarts de +45 % sur les contrats de matière grasse, et des écarts bien supérieurs sur des cotations spot. « En 2018, une forte volatilité du prix de la matière grasse est de nouveau attendue. Le même scénario d’augmentation du prix de la crème devrait se reproduire en 2018 après le pic de collecte laitière dans la deuxième moitié de l’année du fait d’une demande mondiale extrêmement soutenue», explique Syndifrais.

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