RLF (Revue Laitière Française) 07 décembre 2018 à 17h00 | Par R.Lemoine

Questions à Xavier Texier, groupe CF&R, responsable technique et ingenierie industrielle

"Même si les usines laitières ont un bon niveau d'automatisation, on peut aller plus loin dans l'amélioration des rendements en connectant les automates, les machines, les robots au réseau informatique industriel".

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Xavier Texier, groupe CF&R, responsable technique et ingénierie industrielle chez CF&R
Xavier Texier, groupe CF&R, responsable technique et ingénierie industrielle chez CF&R - © D.R.

 

Comment voyez-vous l’évolution du numérique dans les usines laitières ?

Dans la plupart des ateliers, il n’existe pas aujourd’hui de convergence entre le réseau informatique des usines et les machines qui produisent, qu’elles soient automatisées ou robotisées. Il nous faut relier le tout pour que la communication s’établisse et structurer l’information recueillie et la sécuriser en utilisant les réseaux traditionnels en place. Ceci nous donnera plus de visibilité et permettra d’améliorer en temps réel les procédés.

 

Quel est intérêt des solutions numériques pour des représentations virtuelles ?

Le jumeau numérique (modélisation en 3 D d’une usine ou d’une ligne de production), permet de tester des augmentations de cadence, des changements de produits ou de former les opérateurs. Les laitiers ne sont pas des spécialistes de l’ingénierie. Nous aurons toujours besoin d’une aide de la part de nos partenaires.

 

Ce besoin veut dire un partage de données. Quelles en seraient les limites ?

Grâce à la création d’une base de données interne, nous serons capables de trier les informations pour ne donner accès qu’à celles qui concernent par exemple la maintenance d’une machine (via un accès sécurisé) ou celles relevant de la traçabilité dans le cadre d’une blockchain. Je n’encourage pas le recours à des modules de maintenance avec un accès à distance direct.

 

Les machines ou logiciels apprenants sont-ils envisageables pour les usines laitières ?

À ce stade, nous nous focalisons sur les flux montants. Les flux descendants sont sujets potentiellement à des piratages. La machine apprenante avec des fournisseurs extérieurs pose par ailleurs le problème de la concurrence car nous fournissons dans ce cas nos solutions à des intervenants qui sont en contact avec nos compétiteurs. En revanche, dans une même entreprise, la machine apprenante peu être un plus.

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